mardi 21 avril 2009

VMware : VSphere 4, 'le 1er OS construisant des offres de nuage 'Saas'

La filiale d'EMC dévoile une nouvelle plate-forme permettant de réaliser du 'cloud computing' et d'opérer, en interne, ses propres prestations 'Software as a service'

Longtemps considéré comme un concept intéressant mais peu facilement accessible et concrétisable, le "traitement des données en nuage" - ou 'cloud computing', lié à la virtualisation des ressources (informatique, réseau...) - commence tout juste à se matérialiser dans les offres.
Jusqu'ici, il faut bien le dire, il a suscité plus de questions que de réponses crédibles. En particulier, la question de savoir quels avantages les entreprises peuvent avoir à laisser leurs données circuler sur des "nuages" de serveurs ou "fermes de serveurs" virtuellement dispersées et externes, donc ouvertes à quantité de risques - pertes ou piratage - et pour quels gains financiers...

VMware, l'un des pionniers de la virtualisation des traitements informatiques, prend délibéremment l'option d'une offre de gestion interne du "cloud computing". L'annonce, ce 21 avril, de VSphere 4 mentionne clairement qu'il s'agit d'un système d'exploitation ou plate-forme de traitement IT permettant aux entreprises utilisatrices elles-mêmes ou à leurs prestataires de construire "leur propre "nuage" en interne, pour construire et opérer des prestations du type 'SaaS' ou "Software as a service".

La filiale d'EMC écrit qu'il s'agit du "premier système d'exploitation pour construire "le" nuage interne" de traitement informatique"... A propos de ce VSphere 4, l'éditeur champion de la virtualisation parle également de "plate-forme de virtualisation de nouvelle génération" permettant aux entreprises et aux fournisseurs de services de délivrer de "l'IT flexible et fiable en tant que service". "Avec la promesse du 'cloud computing', les clients utilisateurs sont pressés d'en réaliser les bénéfices, mais luttent pour trouver la bonne voie et y accéder" (...), explique le communiqué de ce 21 avril. "Avec VSphere 4, ces clients utilisateurs peuvent prendre des étapes concrètes pour réaliser du "cloud computing" au sein de leur propre environnents IT"

VSphere 4 "agrégera et administrera de façon holistique de larges pans d'infrastructure - processeurs, stockage et réseau - en tant qu'environnement de traitement sans couture, flexible et dynamique". Il s'agit de "faire fonctionner toute application, existante ou de nouvelle génération, plus efficacement et avec des niveaux de service garantis". Le système apportera, "sans rupture", la puissance du 'cloud computing' au datacenter, en diminuant les coûts IT et en augmentant la capacité de réponse des services IT. Ultérieurement, VMware supportera une "fédération dynamique entre nuages internes et externes", permettant des environnements de nuages privés à travers de multiples 'datacenters' et/ou des fournisseurs de 'ruages'.

VSphere 4 est également défini comme "une extension de la précédente génération VMware Infrastructure 3" , une extension selon trois dimensions :
  • il délivre "l'efficacité et les performances requises pour opérer des applications métiers critiques dans des environnements à large échelle";
  • il apporte un "contrôle sans faille sur les niveaux de service des applications"
  • il "préserve les choix du clients en matière de hardware, de système d'exploitation, d'architecture applicative et d'hébergement sur place ou à l'extérieur".
Les gains par rapport à la précédente génération seraient de 30% sur les ratios de consolidation ; de 50% sur les économies en matière de stockage de données, et de 20% en économie d'énergie additionnelle pour la puissance de calcul et le refroidissement (en étant combiné à VMware Distributed Power Management).

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2009/04/21/vmware___vsphere_4___le_1er_os_construisant_des_offres_de_nuage___saas_

vendredi 10 avril 2009

OVF 1.0 promet la portabilité totale des machines virtuelles

Le conteneur XML d'OVF permet de transporter une machine virtuelle avec ses attributs d'un environnement à un autre

Le format OVF 1.0 (Open Virtual Machine) vient de voir le jour. Ce conteneur XML, qui assure la portabilité des machines virtuelles (VM), est un pas intéressant vers une véritable virtualisation des applications. OVF est l'indispensable sésame pour que le terme "appliance virtuelle" prenne tout son sens. L'empaquetage d'une machine virtuelle dans une enveloppe OVF est supposé garantir sa portabilité entre différents environnements en assurant son intégrité et l'automatisation de sa manipulation.

Le conteneur OVF emballe les formats de machines virtuelles propres aux hyperviseurs de VMware (VMDK), de Citrix, Microsoft et Virtual Iron (VHD) ainsi que celui de KVM, choisi par Red Hat (QCOW pour QEMU Copy-On-Write). OVF y ajoute la description des paramètres nécessaires à l'allocation de ressources pour leur fonctionnement.

Le projet Kensho de Citrix repose sur l'exploitation d'OVF

Pour l'instant, Citrix est le seul éditeur à avoir fait un usage marketing d'OVF. En juillet dernier, il avait pré-annoncé le projet Kensho, outil de portage des machines virtuelles qui repose sur l'exploitation d'OVF. On notera que Kinsho privilégie les environnements Citrix, Microsoft et Linux (version 1.1 du projet) et qu'il semble exclure celui de VMware. Du côté du libre, depuis l'automne dernier, IBM soutien le projet Open-OVF qui vise à créer une boite à outils sous licence Eclipse. Open-OVF se focalise sur les hyperviseurs Open Source Xen et KVM.

Lancé en 2007, le projet OVF a été mené à bien sous la houlette de la DMTF (Distributed Management Task Force), association professionnelle fondée en 1992 qui regroupe les plus grands noms de l'industrie qui y collaborent autour de la standardisation des outils d'administration. Le schéma CIM (Common Information Model) est le standard le plus connu de la DMTF. C'est à travers lui que tous les équipements informatiques transmettent les informations qui les concernent. OVF s'inscrit dans le cadre plus général de VMAN (Virtualisation Management Initiative).

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-ovf-10-promet-la-portabilite-totale-des-machines-virtuelles-28417.html

mardi 7 avril 2009

Parallels et Nvidia virtualisent les ressources graphiques de stations de travail

Intéressant saut technologique dans le monde de la virtualisation des postes de travail

Parallels, en collaboration avec Nvidia, ouvre la voie de la virtualisation des ressources graphiques des stations de travail. Une intéressante réponse aux "power users" tels que les architectes, les graphistes et les financiers qui survivent encore dans les salles de marché.

La configuration se présente ainsi : installé sur une station de travail à base de Xeon 5500 (Nehalem), Parallels Workstation Extreme, nouvel hyperviseur de type 2 qui peut être hébergé sur les versions 64 bit de XP et de Vista ou sur RHEL, exploite la couche logicielle SLI Multi OS implantée par Nvidia sur ses dernières cartes graphiques multi-écrans Quadro FX (3800, 4800 et 5800). L'ensemble, qui tire profit de l'extension VT-d (pour Directed I/O) du jeu d'instruction des Xeon 5500, permet d'obtenir des performances graphiques à peine dégradées par rapport à une configuration non virtualisée. La première station de travail à embarquer le tandem Workstation Extreme /LSI-Multi OS sera la HP Z800, attendue pour la fin du mois.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-parallels-et-nvidia-virtualisent-les-ressources-graphiques-de-stations-de-travail-28389.html