jeudi 26 février 2009

VMworld Europe 2009 : le cloud passera par la virtualisation

Le contraire eut été étonnant : pour VMware, le cloud doit s'appuyer sur la virtualisation

Paul Maritz, président et CEO de l'éditeur depuis juillet dernier, a présenté la stratégie globale de l'entreprise en la matière à l'ouverture du VMworld Europe 2009 qui se tient à Cannes jusqu'au 26 février. Pour les détails techniques, il faudra néanmoins attendre quelques heures et les présentations de la deuxième journée.

Pour commencer, VMware propose de s'appuyer sur la virtualisation complète du datacenter annoncée à l'occasion de VMworld à Las Vegas cet été avec VDC-OS (Virtual data center operating system), sur les extensions de celui-ci et sa couche d'administration ainsi que sur la virtualisation du poste de travail présentée fin 2008. Pour Paul Maritz, l'objectif est de permettre aux entreprises de disposer de leur infrastructure comme d'un service ('IT as a service' par analogie avec 'Software as a service'). « J'ai expliqué à des ingénieurs de plus de 45 ans que nous voulions bâtir un mainframe logiciel, s'est amusé le CEO lors de son introduction. Et des larmes ont coulé au coin de leurs yeux. Ils étaient d'accord sur le fait que toutes ces histoires d'informatique distribuée n'étaient qu'une sorte de maladie juvénile... »

Aucune frontière entre l'infrastructure interne et le cloud

Pour entrer dans l'ère du cloud, les nouveaux outils que VMware proposera autour de ces environnements seront sous une ombrelle appelée vSphere où les rejoindront également les produits de virtualisation existants. Difficile de s'y retrouver sans connaître toutes les implications techniques de l'annonce, mais la promesse de VMware est alléchante. Paul Maritz évoque ainsi une couche basse qui devrait s'occuper de l'allocation de ressources pour l'ensemble du cloud. Un rêve qu'ont effleuré en leur temps les adeptes du grid computing... Mais c'était avant l'explosion de la virtualisation.

Une entreprise devrait donc pouvoir définir un cloud privé qui ferait fi de la frontière entre sa propre infrastructure et celle empruntée à un cloud externe. La réservation de ressources en serveurs, stockage ou réseau serait la plus simple du monde. Les applications existantes devraient tourner en toute transparence sur des infrastructures étendues, qu'elles se situent à l'intérieur ou à l'extérieur de l'entreprise. La virtualisation étant utilisée pour isoler et protéger l'application et son environnement.

Aucun portage d'application

Non seulement les applications n'auront pas à être portées, réécrites, comme pour la plupart des offres cloud existantes, mais elles seront suivies à la trace. « Nous voulons un modèle d'administration qui permette de définir des niveaux de service (SLA service level agreement) précis pour les applications existantes aussi bien que pour les nouvelles. Or, l'environnement de virtualisation fournit des informations détaillées sur leur comportement. »

Paul Maritz : « Il faut prendre Microsoft au sérieux »

L'éditeur proposera aussi une API pour son vCloud, annoncé l'été dernier, afin de faciliter l'intégration de clouds internes et externes aux entreprises. Et pour VMware, les concepts de clouds étendus ne se répandront que si les acteurs du marché travaillent à la standardisation de ce genre d'API. Aussi travaille-t-il déjà sur OVF (Open virtualization format) avec d'autres éditeurs d'une part, et sur l'administration avec le DMTF (Distributed management task force).

Enfin, VMware et Intel ont profité de la matinée pour proposer une intégration plus étroite entre la Client virtualization platform du premier et la virtualisation vPro au niveau du processeur du deuxième. Un rapprochement qui permettra entre autres des mises à jour de sécurité du poste client alors même que celui-ci est éteint, ou la vérification de l'identité d'une machine virtuelle cliente.

Pas d'inquiétude par rapport à l'accord entre Microsoft et Citrix

Quant à l'annonce conjointe faite hier par Microsoft et Citrix, Paul Maritz l'a balayée d'un revers de la main. « Ca ne change rien. Microsoft est très concentré sur hyper-V et ils veulent simplement rester polis avec tout le monde. Cela ne me trompe pas un seul instant. » Mais qu'on ne s'y méprenne pas. L'ancien de Microsoft ne sous-estime en rien son ancienne entreprise. « J'ai une longue expérience de Microsoft. Vu de l'intérieur comme de l'extérieur. Et je les prends très au sérieux. Ils ont les ressources qu'il faut et ils peuvent travailler sur la virtualisation aussi longtemps qu'ils en ont envie ! Quand on est en concurrence avec Microsoft, il faut être très clair sur sa stratégie. Et c'est ce que nous faisons. Nous avons un objectif très clair. »

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-vmworld-europe-2009-le-cloud-passera-par-la-virtualisation-28133.html

mardi 24 février 2009

Microsoft adopte l'administration de Citrix pour sa virtualisation

La meilleure défense, c'est l'attaque

Ainsi, Microsoft a-t-il fort judicieusement choisi la date d'aujourd'hui, 23 février, avec son compère Citrix, pour annoncer une nouvelle étape de leur partenariat. Et ainsi occuper le terrain alors que commence, le 24 février, sur la Croisette à Cannes, VMworld Europe 2009, grand messe de la virtualisation made in VMware sur le Vieux Continent.

Pauvre en outils d'administration pour son tout jeune Hyper-V, le géant de Redmond a décidé d'adopter ceux de son partenaire de 20 ans, Citrix. L'éditeur de XenServer annonce que ses offres d'administration, promises pour avril, seront aussi disponibles pour Hyper-V et System Center sous le nom Citrix Essentials. « Il faut pouvoir administrer à la fois les serveurs et les postes de travail, à la fois les machines virtuelles et les machines physiques, » a insisté David Greschler, directeur du marketing pour System Center au sein de la division Windows Enterprise Management Division de Microsoft.

Jusqu'à 1000 machines virtuelles à partir d'une seule image maître

Le partenariat inclut ainsi les quatre produits d'administration de Citrix. Advanced Storage Integration qui s'appuie sur la technologie Storagelink. Celle-ci détecte automatiquement l'ensemble des équipements de stockage connectés et les gère directement, y compris pour le déploiement de machines virtuelles converties de Hyper-V vers Xen Server, ou l'inverse. La fonction Dynamic Provisioning Services gère quant à elle un ensemble d'images maîtres qui peuvent être utilisées à la demande pour installer des machines virtuelles Hyper-V ou des serveurs physiques. Si l'on en croit les deux partenaires, il devrait être possible de générer un millier de machines virtuelles à partir d'une seule image maître.

Hypervisor Interoperability assure l'administration de machines virtuelles dans des environnements qui mixent Hyper-V et XenServer. « Cela assurera une très grande agilité entre les machines virtuelles 'jumelles' Xen Server et Hyper-V, insiste Simon Crosby, directeur technique (CTO) pour la division virtualisation at administration de Citrix. Un simple redémarrage suffira pour rendre les deux environnements compatibles.» Enfin, Automated Lab Management est un environnement de développement, de test et de déploiement d'applications qui automatise la gestion du cycle de vie de la machine virtuelle, y compris lorsqu'elle doit migrer entre différentes plateformes systèmes.

Pour Microsoft, les utilisateurs abandonneront un VMware, jugé trop propriétaire...

Quant à leur concurrent majeur, VMware, les deux partenaires ont affiché la même certitude. Pour eux, « le numéro un de la virtualisation reste propriétaire et manque de partenaires. Et comme les clients vont désormais avoir le choix d'aller vers des solutions ouvertes, ils vont y aller. » On notera l'habituelle confusion entre logiciel libre et logiciel gratuit qu'induit immanquablement le vocable anglo-saxon 'free'... Hyper-V a beau être gratuit, il n'en reste pas moins la propriété de Microsoft. Il est vrai cependant que VMware et sa maison mère EMC, ne pourront pas demeurer éternellement passifs face à l'arrivée de Microsoft sur ce marché. Avec un hyperviseur gratuit (Xen Server deviendra gratuit lui aussi en avril). Et désormais plus simple à administrer.

David Greschler prévient : « Le temps de la V1 des hyperviseurs est révolu. Désormais, ils sont gratuits. Et la valeur n'est plus dans l'hyperviseur, mais dans tout ce que l'on va bâtir autour. » L'édition Platinum de Citrix Essentials, sans la fonction destinée aux développeurs Automated Lab Management, coutera environ 1 500 dollars par serveur physique. Avec cette fonction, il reviendra à 3 000 dollars par machine.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-microsoft-adopte-l-administration-de-citrix-pour-sa-virtualisation-28119.html

jeudi 5 février 2009

Dell choisit Xsigo pour virtualiser les entrées/sorties

La start-up Xsigo, spécialiste de la virtualisation des I/O, accède à la reconnaissance avec Dell

Dell va commercialiser la technologie de virtualisation des entrées/sorties de Xsigo, un spécialiste du domaine depuis 2007, avec ses serveurs PowerEdge et des baies de stockage PowerVault et EqualLogic. En commercialisant l'appliance en rack Xsigo VP780 I/O Director, Dell fait plus que combler son retard vis-à-vis de HP et d'IBM. Ces deux-là ont, chacun, leur propre technologie de virtualisation des I/O pour leurs serveurs lames : VirtualConnect I/O sur les BladeSystem de HP et Open Fabric Manager sur les BladeCenter d'IBM.

La semaine dernière, Blade Network Technologies (BNT), essaimage de Nortel, a annoncé VMready, technologie pour virtualiser l'accès à ses routeurs en rack. Méconnu, BNT fournit pourtant IBM et HP.

Vendu 30 000 $, le Xsigo VP780 accepte 24 ports en provenance de serveurs interfacés en Infiniband, et peut recevoir jusqu'à 15 modules d'I/O, chacun avec quatre ports gigabit Ethernet iSCSI, un 10 gigabit iSCSI et deux ports FC 4 Gbits. Dell fait miroiter des économies de l'ordre de 50% sur trois ans en remplaçant les équipements d'I/O physiques par la solution de virtualisation de Xsigo.

Xsigo, qu'aucun accord d'exclusivité ne lie avec Dell, a déjà signé un accord similaire avec Verari, spécialiste des serveurs lames, en octobre dernier. A voir tous ces fabricants de serveurs s'intéresser de très près aux commutateurs d'entrées/sorties de leurs machines, Cisco fait donc bien de préparer son arrivée sur le marché des serveurs.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-dell-choisit-xsigo-pour-virtualiser-les-entrees-sorties-27995.html

XenDesktop 3 de Citrix devrait gérer deux fois plus de clients

Citrix va livrer ce mois-ci la version 3 de XenDesktop, sa solution de virtualisation pour les postes clients

Par rapport à la précédente mouture, elle devrait gérer deux fois plus de clients, dans un environnement comparable. Ce progrès s'explique, selon l'éditeur, par l'exploitation des images systèmes centralisées et dédupliquées qui sont, soit activées sur le serveur, soit envoyées en streaming vers les clients capables de faire tourner en local l'OS et les applications.

A cela s'ajoute HDX MediaStream pour l'optimisation de la gestion des fichiers multimédia. D'une part, cette technologie optimise la bande passante réseau pour les fichiers multimédias (HDX Broadcast) et, d'autre part, elle exploite les composants multimédias en local tels que les lecteurs MP3, les appareils photo numériques, les smartphones, les scanners etc. (HDX Plug-and-Play).
HDX rappelle les protocoles RDP enhancements et RGS (Remote Graphic Software) que HP a annoncé mi-décembre dans le même but.

L'hyperviseur est livré dans l'offre Delivery Center

XenDesktop 3 est aussi annoncé avec des outils d'administration du profil des utilisateurs et le support de cartes à puce pour la sécurisation. Il s'intègre dans l'offre globale Delivery Center qui regroupe l'ensemble des briques de l'éditeur pour la virtualisation. Outre Xendesktop, on y trouve XenServer et App Receiver.

Citrix fait monter Microsoft au front pour soutenir XenDesktop 3. Confronté à la montée en puissance de la virtualisation des postes clients, l'éditeur de Windows ne peut pas ouvertement prôner des technologies qui le menacent directement. Citrix lui permet d'être présent sur le créneau sans cannibaliser son offre. XenDesktop 3 est annoncé à un prix de départ de 75$ par poste client virtualisé.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-xendesktop-3-de-citrix-devrait-gerer-deux-fois-plus-de-clients-27993.html

mercredi 17 décembre 2008

VMware achète Tungsten Graphics spécialiste de l'affichage

Il est clair que les technologies que domine Tungsten Graphics vont permettre à VMware d'optimiser la dimension graphique des clients virtualisés

VMware a, en toute discrétion, mis la main sur Tungsten Graphics. Cette petite société, constituée de développeurs chevronnés, est spécialiste du graphisme 3D et travaille sur trois axes. Pour commencer, sur l'architecture TG-Gallium3D qui permet de créer une couche d'abstraction entre le matériel et les API. Né sous Linux, Galium3D est présenté comme opérationnel sous Windows. Ensuite sur TTM (translation-table maps) memory manager, un gestionnaire de mémoire graphique qui pallie les faiblesses de Linux dans ce domaine. Et, enfin, Mesa/DRI : Mesa est une implantation Open source de l'API OpenGL tandis que DRI (Direct Rendering Infrastructure) est un framework pour l'accès direct à la GPU (carte graphique). Il est utilisé dans tous les drivers 3D pour les postes clients sous Linux.

Malgré la discrétion de VMware, il apparaît évident que le savoir-faire de Tungsten Graphics devrait contribuer à améliorer l'aspect graphique de la virtualisation des postes clients. Ce domaine est aussi crucial que complexe à résoudre sur un poste virtualisé. L'affichage est à la fois la composante la plus "lourde" à virtualiser et l'élément le plus probant pour apprécier la performance d'un poste virtualisé.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-vmware-achete-tungsten-graphics-specialiste-de-l-affichage-27659.html

jeudi 23 octobre 2008

VMware Workstation 6.5 : le test

Cette version apporte quelques nouveautés essentielles pour les professionnels et les développeurs

La version 6.5 de VMware Workstation est sortie fin septembre. Cet outil de virtualisation desktop est un des seuls du marché à demeurer payant. Toutefois, contrairement aux offres concurrentes, ce logiciel est une véritable boite à outils permettant de créer et tester des machines virtuelles que d’autres personnes pourront utiliser gratuitement avec VMware Player. En fait, une machine virtuelle créée sous VMware Workstation fonctionnera avec presque tous les autres produits de la firme.

ACE (Assured Computing Environment) permet d’aller encore plus loin, en favorisant la création d’images virtuelles avancées. Il offre un contrôle précis des ressources accessibles, un chiffrement optionnel des données et la possibilité d’utiliser l’appliance à partir d’une clé USB. Des fonctions particulières permettent de faciliter le travail des formateurs (comme l’enregistrement vidéo) ou des programmeurs (via l’intégration avec les outils de développement externes). Fonction intéressante de cette nouvelle mouture, il est possible de télécharger une image virtuelle directement depuis Internet. Dans ce cas, le lancement de la machine virtuelle est possible, même si le téléchargement n’est pas encore achevé. Là encore, le but est de faciliter le déploiement de la solution.

Universel, mais pas toujours rapide

Nous avons testé ce logiciel sous Windows (il existe également en version Linux). Premier constat, l’interface utilisateur ne change pas. Assez complexe, elle déroutera le néophyte. Le mode plein écran est toutefois très confortable. Il est même possible de basculer d’un clic la machine virtuelle en mode mono ou multi-écrans. La compatibilité de VMware Workstation est bonne : la plupart des systèmes d’exploitation fonctionneront sans problèmes. Les options de configuration sont très fines ; une bonne chose. Effectivement, certains OS refuseront de démarrer avec plusieurs processeurs ou certaines techniques de virtualisation. C’est le cas de la CentOS, qui ne fonctionne qu’avec un seul processeur émulé.

Petit regret, sur un système monoprocesseur multicœur, VMware émule autant de processeurs virtuels que le système hôte dispose de cœurs. En conséquence, Windows XP Édition Familiale n’utilisera qu’une seule unité de calcul (il reconnaît les cœurs multiples, mais se limite aux configurations monocœurs). La vitesse des systèmes d’exploitation hôtes est en retrait par rapport au concurrent direct de VMware Workstation, Sun VirtualBox. L’installation d’un système d’exploitation est ainsi assez longue. Les VMware Tools changent cependant la donne. En plus d’activer l’intégration du pointeur, le partage des dossiers et le changement de résolution à la volée, ils fournissent des pilotes optimisés ainsi qu’un module accélérant les accès mémoire effectués depuis la machine virtuelle. Une fois ces outils installés, les performances sont excellentes.

Les VMware Tools sont disponibles pour Windows (depuis la version 98, en 32 bits et 64 bits), Linux x86 (32 bits ou 64 bits), Solaris x86 (depuis la version 8) et Netware. Pour améliorer encore les performances, il est possible de défragmenter les images disque, mais aussi de récupérer l’espace inutilisé sur les disques de taille dynamique. Cette fonction est également disponible sur les systèmes d’exploitation hôtes Linux. VMware devra toutefois revoir sa copie, le compactage des disques étant impossible si vous avez créé des instantanés.

3D et environnement unifié

Unity permet de faire fonctionner les applications de votre environnement virtuel directement sur votre bureau classique. Quoiqu’un peu lent, ce module est efficace. L’intégration d’une application virtualisée au sein du système hôte est alors parfaite. Bon point, Unity fonctionne avec les hôtes Windows et Linux. VMware Workstation 6.5 supporte aussi DirectX 9.0c. Le système d’exploitation Windows XP – en mode virtualisé – offre ainsi des performances 3D en large hausse. Espérons qu’une future mouture de VMware proposera la même fonction pour Linux et les autres systèmes Microsoft.

L’outil ultime du développeur ?

L’intégration avec les outils de développement tiers (comme VisualStudio ou Eclipse) est plus efficace. Le logiciel peut ainsi enregistrer une séance, au plus bas niveau, ce qui permet ensuite d’effectuer des opérations de débogage. Seule limite, la machine virtuelle doit utiliser un unique processeur. Cet outil permet néanmoins de faire de VMware une application indispensable pour les développeurs système.

Source : http://www.silicon.fr/fr/news/2008/10/22/vmware_workstation_6_5___le_test

mardi 21 octobre 2008

La virtualisation ne progresse plus que de... 53% !

Le ralentissement d'une croissance jusque-là vertigineuse et, dans une moindre mesure, l'arrivée d'Hyper-V de Microsoft ont eu un léger impact sur la domination de VMWare

L'étude du marché de la virtualisation au deuxième trimestre par IDC souligne des signes de maturation sur un secteur qui demeure largement dominé par VMWare malgré l'irruption de Microsoft. IDC estime que la phase de consolidation des grands parcs de serveurs grâce à la virtualisation tire à sa fin. Le marché aborde une période qui se caractérisera par des ventes de moindre ampleur et par une extension au secteur des PME.

Au cours de ce deuxième trimestre, VMWare a livré 44% des logiciels de virtualisation, contre 51% il y a un an. Ce tassement ne profite que partiellement à Microsoft puisque l'éditeur voit sa part de marché en volume passer de 20% l'an dernier à 25%. IDC indique que « pour son premier trimestre depuis son lancement, Hyper-V a eu une forte présence ». Toutefois, ce chiffre est calculé à partir de la somme des livraisons d'Hyper-V et de son ancêtre Virtual Server 2005. Et la progression des ventes d'Hyper-V est liée à celles de Windows Server 2008. Or celles-ci, au deuxième trimestre, étaient encore inférieures à celle de Windows Server 2005.

Nette domination de VMware en valeur

Au cours de ce trimestre, les livraisons de logiciels de virtualisation ont progressé de 53% (+72% il y a un an). Avec 60% de livraisons en plus, c'est l'architecture x86 qui tire le marché. Les livraisons pour les systèmes à base d'Itanium (EPIC - Explicitly Parallel Instruction Computing) augmentent de 18% tandis que celles pour les autres diminuent (-15% sur les processeurs Cisc et -7% sur les Risc).

En valeur, le marché mondial de la virtualisation a augmenté de 15%. Le segment x86 progresse plus vite que tous les autres. Il enregistre +39% alors que celui des processeurs Epic ne fait que + 9%. VMware, dont les ventes augmentent de 27%, s'octroie une part de marché en valeur de 78% grâce à ESX et VMware Server. Elle était de 86% l'an dernier. Virtuozzo arrive en deuxième position avec une part de marché qui se maintient à 16%. Microsoft, qui considère l'hyperviseur comme « un utilitaire devant être gratuit », ne récolte que 1,1% de la valeur de ce marché.

HP et Dell livrent 66% des serveurs virtualisés

Les livraisons de serveurs destinés à la virtualisation ont progressé de 52%. Avec une croissance équivalente à celle du marché, Hewlett-Packard obtient une part de marché de 34%. Dell, qui progresse de 110%, réduit l'écart avec une part de 29% (25% il y a un an). IBM arrive troisième avec 16%. IDC note une progression de 32% de ses livraisons de machines, en particulier grâce à la bonne santé de sa gamme de serveurs à base de processeurs Power.

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-la-virtualisation-ne-progresse-plus-que-de-53-27201.html